Harcèlement au travail : on n’en parle pas assez !

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Harcèlement au travail : on n’en parle pas assez !


« Le harcèlement moral est un délit. Il entraîne la dégradation des conditions de travail. Il est puni dans le secteur privé comme dans le secteur public. La loi organise la protection des salariés, des agents publics et des stagiaires. » — service-public.fr


Comment repérer le harcèlement moral ?

On estime aujourd’hui qu’un français sur trois est victime de harcèlement au travail. Cette estimation reste à prendre avec des pincettes car tous les comportements agressifs ne sont pas forcément du harcèlement moral. Il peut aussi s’agir de maltraitance ou du stress.

Comment repérer le harcèlement, alors, lorsque l’on en est victime (ou quelqu’un d’autre) ?

Plusieurs critères sont à prendre en compte :

  • Votre collègue/employeur a des agissements répétitifs qui perturbent et détériorent vos conditions de travail ;
  • Ces agissements portent atteinte à votre dignité ;
  • Les conséquences liées au harcèlement peuvent entrainer une dégradation de votre santé physique et mentale.

De manière plus concrète, ces agissements ou comportements sont irrespectueux et ne reposent sur aucun fondement objectif en lien avec les intérêts de l’entreprise. Voici quelques exemples de cas de harcèlement :

  • Des critiques incessantes et humiliantes sur la qualité de votre travail ;
  • Une surveillance disproportionnée et obsessionnelle ;
  • Vous effectuez des tâches dévalorisantes ;
  • Votre supérieur hiérarchique vous fixe des objectifs irréalisables ;
  • Vous êtes isolé ;
  • On vous donne des ordres et des contre-ordres déstabilisants.

Si vous êtes sujet ou témoin des actes cités ci-dessus, sachez qu’il y a possibilité d’agir. La justice punit cette forme de répression.


Comment obtenir justice ?

Avant toute forme de procès, si le harceleur est un collègue et non l’employeur, c’est à ce dernier d’intervenir. Il vous est conseillé de lui envoyer un courrier recommandé en lui expliquant la situation. Vous pouvez aussi en parler à la médecine du travail. Si aucune action n’est mise en place, le dépôt de plainte est alors possible.

Pour se faire, il faut dans un premier temps passer par le conseil des Prud’hommes. En effet, l’accusé sera votre employeur qui n’a pas réagi face à la dégradation de votre état physique et mental, étant ainsi le responsable. Cependant, il va vous falloir prouver le harcèlement. La liste des preuves ci-dessous résume les attentes du Conseil pour valider votre plainte :

  • Il vous faut obtenir des attestations écrites de témoins directs de la situation et/ou de conversations ;
  • N’hésitez pas à archiver des SMS et e-mails ;
  • Conservez une copie de la/des lettre(s) envoyée(s) à l’employeur ;
  • Une attestation de votre médecin traitant ou un certificat médical peut être un très bon moyen de prouver le lien entre la dégradation de votre état de santé et le harcèlement ;
  • Conservez aussi les ordonnances de votre médecin s’il vous a prescrit des anxiolytiques ;
  • Enfin, rassembler tous les éléments qui prouvent la qualité de votre travail (des mails de retours clients, de vos collègues, etc).

Dans le cas ou le harceleur est un de vos collègues, mais que votre employeur n’a pas réagi, vous pouvez compléter votre plainte, en plus du procès au conseil des Prud’hommes, au tribunal pénal.



Écrit par AdLib – Cabinet de référence en recrutement